La villa bleue de Jacques Majorelle, son bassin et les cactus du jardin Majorelle
L'ancien atelier de Jacques Majorelle, peint en bleu Majorelle. Photo : MoroccoMuseum.com — Photo : SoukMarrakech

Le jardin Majorelle, le bleu d'un peintre à Guéliz

Par l’équipe SoukMarrakech · Publié le · 3 min de lecture

Acheté en 1923 par le peintre Jacques Majorelle, sauvé en 1980 par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, le jardin Majorelle mêle cactus, bassins et bleu intense. Son ancien atelier abrite un musée des arts berbères.

À Guéliz, la ville nouvelle, le jardin Majorelle est l'un des lieux les plus visités de Marrakech. On y vient pour ses cactus géants, ses bassins et surtout son bleu, si intense qu'il porte le nom du peintre qui l'a créé. Derrière la carte postale, le jardin raconte aussi une histoire d'artistes et abrite l'une des plus belles collections d'arts berbères du Maroc.

Le jardin d'un peintre

Le peintre orientaliste Jacques Majorelle achète une palmeraie en 1923 et y fait construire, vers 1931, un atelier de style Art déco. En 1937, il met au point le bleu intense qui porte aujourd'hui son nom, et qui habille les murs, les bassins et les jardinières.

Le jardin ouvre au public en 1947. Il s'organise autour d'un long bassin central, entre cactus monumentaux, yuccas, bambous, palmiers et nénuphars : environ 300 espèces sur près d'un hectare.

Sauvé par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé

Après la mort du peintre en 1962, le jardin tombe à l'abandon. En 1980, le couturier Yves Saint Laurent et Pierre Bergé le rachètent pour le sauver des promoteurs, le restaurent et s'installent à côté, à la Villa Oasis. Le jardin est aujourd'hui géré par la Fondation Jardin Majorelle, et le Musée Yves Saint Laurent Marrakech, inauguré en 2017, se trouve à deux pas.

Les arts berbères dans l'atelier bleu

L'ancien atelier de Majorelle abrite aujourd'hui le Musée Pierre Bergé des arts berbères. C'est une bonne raison, pour qui s'intéresse aux savoir-faire du Maroc, de ne pas se contenter du jardin.

On y retrouve plusieurs des métiers que SoukMarrakech raconte dans la médina : la bijouterie d'argent des orfèvres berbères, et les tapis et tissages des femmes de l'Atlas. Après la visite, les mêmes savoir-faire se retrouvent vivants dans les souks, à Tagmotiyine pour l'argent ou à Souk Laghzel pour la laine.

Conseils pour la visite

  • Billets : ils se vendent uniquement en ligne, avec un créneau horaire à choisir. Réservez à l'avance en haute saison, et vérifiez l'adresse du site avant de payer : la Fondation met en garde contre les faux sites de billetterie.
  • Quand venir : à l'ouverture, pour la fraîcheur, la lumière sur le bleu et des allées encore calmes. Entre 10 h et 15 h, la foule et la chaleur sont à leur maximum.
  • Durée : 1 h à 1 h 30 pour le jardin, 2 h avec le musée berbère, une demi-journée avec le Musée Yves Saint Laurent.
  • Accès : rue Yves Saint Laurent, à environ 3 km de la médina, une dizaine de minutes en taxi depuis Jemaa el-Fna. Les allées sont plates et accessibles aux personnes à mobilité réduite.
  • Été : l'ombre est rare en dehors des bambous et des pergolas ; prévoyez de l'eau et un chapeau.

Pour découvrir le quartier autour du jardin, lisez Guéliz, la nouvelle ville de Marrakech.

Cet article adapte un texte publié sur MoroccoMuseum.com, édité comme SoukMarrakech.com par Keshlinks Ventures Ltd.

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