Poterie
Façonnage et cuisson de terre cuite locale, principalement issue de l'argile rouge de la vallée de l'Ourika au pied du Haut Atlas — jarres de stockage, plats à tajine, ustensiles de cuisine et objets décoratifs, aux formes simples et rustiques caractéristiques de la poterie de Marrakech.
Bien avant l'arrivée de l'islam, les peuples berbères façonnaient déjà la terre pour jarres, récipients de cuisson et objets rituels — l'eau fraîche s'y conservait l'été, le tajine y cuisait à feu doux, l'huile d'olive et le miel s'y stockaient. La poterie marocaine actuelle est le fruit d'un métissage entre cet héritage amazigh originel et les apports de la civilisation arabo-andalouse, notamment l'émail et la sophistication géométrique, importés par les artisans exilés au XVe siècle. Contrairement à Safi (poterie émaillée bleue-verte-brune) ou Tamegroute (glaçage vert au cuivre), Marrakech se distingue par une terre cuite rouge ou noire, non émaillée, aux formes simples et élégantes — un savoir-faire transmis de génération en génération, aujourd'hui encore visible dans les échoppes de la route de l'Ourika, où les prix restent plus doux qu'en médina.
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